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jeudi 8 septembre 2011, par Magali
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Amélioration du règlement CSDGE

Réponse du ministère des sports aux pratiquants qui ont souhaité participer à l’amélioration du futur règlement particulier de délivrance des « Dans » et « Grades équivalents » de l’Aïkido.

AUX PRATIQUANTES ET PRATIQUANTS D’AIKIDO

Le ministère des sports remercie les très nombreux pratiquants qui ont souhaité, suite à la mise en ligne le 4 juillet 2011 du projet de règlement sur le site ministériel, participer à l’amélioration du futur règlement particulier de délivrance des « Dans » et « Grades équivalents » de l’aïkido.

Leurs réactions, souvent très argumentées, ont été appréciées et ont permis, avec les réponses officielles des deux fédérations agréées d’aïkido saisies dès le 22 juin 2011, de nourrir la réflexion de celles et ceux qui veulent améliorer les examens de passage de grades de cette discipline.

Le ministère des sports regrette de ne pas pouvoir répondre individuellement à chaque contributeur et souhaite, par la présente, apporter à toutes et tous quelques éléments d’information et d’analyse.

Le projet de règlement soumis à l’avis des fédérations agréées d’aïkido et porté à la connaissance des pratiquants, reste un « projet » qui, amélioré par les divers avis et propositions reçues, sera soumis à la future commission spécialisée dont la mise en place est en cours. Celle-ci aura pour première responsabilité de finaliser le règlement qui ne deviendra applicable qu’après approbation par le ministère des sports.

Le choix de missionner M. Francis DIDIER, pour travailler à un projet de règlement pour l’aïkido, n’a pas été fait pour sa qualité de président de la fédération française de karaté et disciplines associées.

Ce choix a été effectué parce que M. Francis DIDIER, en tant que président d’une commission des grades gérant différentes disciplines et diverses spécialités ou écoles, a su concevoir une organisation d’examens de passage de « Dans » unifiée et respectueuse de la diversité des pratiques, tout en garantissant une homogénéité d’exigences et de prestations à chacun des niveaux de grades.

Le ministère des sports remercie M. Francis DIDIER pour sa contribution significative et pour son investissement personnel dans cette démarche.

Les améliorations dans les passages de grades exprimées plusieurs fois par les pratiquants dans leurs courriels, concernent notamment la transparence des décisions des jurys et l’impartialité des jugements.

En réponse, le ministère des sports fait savoir qu’il vise à faire construire collectivement une organisation qui améliore la situation par trois évolutions sensibles du règlement :

- l’utilisation d’une « grille d’évaluation » qui respecte l’expression de la diversité des pratiques mais qui garantisse l’utilisation de critères objectifs aboutissant à une notation ;

- la mise en place de jurys formés à l’utilisation des grilles d’évaluation qui permette de dégager un résultat objectivable (au dessus ou en dessous de l’exigence annoncée) sans donner la prédominance d’un jury sur un autre (la question actuelle d’un poids différencié du oui ou du non tombe d’elle-même) ;

- la mise en place de formations et de désignations des jurys (en nombre égal d’origine fédérale) placées sous la responsabilité d’un « responsable national des grades » garant du bon fonctionnement des examens de grades, celui-ci étant fondé sur les compétences avérées des jurys.

Plusieurs points font encore l’objet de débats, notamment l’accès aux grades par unités de valeur (système non souhaité par beaucoup de pratiquants, car jugé trop éloigné de la spécificité disciplinaire) ; l’unicité ou la multiplication des jurys pour le même candidat (l’unicité garantissant mieux la globalité du jugement, la multiplication approchant mieux l’impartialité) ; la nécessaire reconnaissance d’autonomie reconnue à l’aïkibudo (faut-il l’envisager pour d’autres pratiques ?), la gestion des hauts grades…

Le code du sport confie à l’Etat la définition des reconnaissances officielles en matière de compétences sportives. Les « Dans » et « Grades équivalents » des arts martiaux, donc de l’Aïkido, font partie de ces reconnaissances (article L.212-5 du code du sport) au même titre que les qualifications d’éducateurs.

Le ministère des sports fixe par arrêté la composition des commissions spécialisées et approuve les règlements définissant les conditions de délivrance des Dans et Grades équivalents, après consultation des fédérations sportives concernées (article L.212-6 du code du sport).

Pour l’aïkido et en l’absence de fédération délégataire, la direction des sports a recueilli l’avis des deux fédérations agréées.

Le ministère des sports souhaite que des avancées significatives dans le passage des grades de l’aïkido soient réalisées dans les tout prochains mois.

Il remercie par avance tous celles et ceux, pratiquants, enseignants, dirigeants, qui faciliteront les évolutions attendues des aïkidoka et permettront une transition harmonieuse vers un système simple et juste d’accès aux « Dans » et « Grades équivalents » de l’Aïkido.